13 novembre 2008
Pushing Daisies
Que ferais-je si j’avais le pouvoir de ressusciter les morts pendant une minute….Sur le coup je me dirais que c’est un pouvoir un peu nul, et j’essaye de négocier avec le géni pour en avoir un autre comme celui de ne plus jamais avoir à me coiffer le matin (ben quoi j’ai un afro moi !). Les américains, eux, ont réussi à en faire une série plutôt rigolote (ils sont forts ces ricains !).
L’histoire : le héro, patron d’un salon de thé spécialisé dans les tartes, a ce pouvoir depuis l’enfance (pas d’avoir un afro parfait, celui de ressusciter les morts…mince, suivez un peu !). Il est associé à un détective privé et à son amoureuse d’enfance et utilise ce pouvoir pour élucider des affaires de meurtre en demandant tout simplement aux cadavres qui les a tué… Facile !

L’amoureuse et le détective sont deux personnages que j’aime bien. Elle est pétillante, romantique, décalée, têtue et surtout j’adooore son look. Robes cintrées, décolletée, ultra rétro, lunettes de stars…Jugez plutôt




Le détective aussi je l’aime bien parce qu’entre deux affaires, il se détend en tricotant. Et le personnage tient bien ce rôle durant toute la série, ce n’est pas qu’un détail, il est LE personnage qui tricote !




Je vous disais que le tricot était une passion à part, une sorte de communauté secrète avec ces codes…le motard et les routiers se font des signes sur la route quand ils se croisent, et bien les tricoteuses et tricoteurs ont l’œil qui scintille quand ils aperçoivent une autre personne avec des aiguilles, fallait bien que je vous en parle !
The Tiki Gods
02 septembre 2008
Foutaises
La nuée d’écoliers apprêtés et surexcités croisés ce matin avec leurs énormes cartables me rappelle la fébrilité dans laquelle j’étais en rentrant de CP. C’était bizarre, je me sentais grande et toute petite en même temps. Les souvenirs liés à cette période sont forts.
* Ma première coupe afro * J’avais attrapé des poux en centre de vacances, dans des cheveux crépus, y’a pas 36.000 solutions….
* Mes premières boucles d’oreilles * Ben oui, avec mes cheveux courts, je ressemblais à un petit garçon, alors …
* Mes premières lunettes de vue * Astigmate découverte sur le tard.
* La première fois que je m’habillais seule * Jupe écossaise rose, polo blanc, gilet jaune, chaussettes à froufrou…un goût certain pour la couleur
Bon vous imaginez bien la touche que j’avais, je vous l’accorde, ce n’était pas mes plus grands moments de gloire.
Mais la rentrée c’est aussi pour moi, les bisous moustachus de Mr Auzanneau, les élastiques dans la cours de récrée, les échanges d’autocollants Panini, tourner l’air de rien près du bureau du directeur pour pouvoir sonner la cloche, l’odeur d’alcool des feuilles imprimées en bleu, mon meilleur copain garçon pour ne pas lui dire que j’étais amoureuse, récrée A2 avec Dorothée, mon combat contre maman pour des chaussures noires vernies, la naissance de ma petit sœur qui m’a fait grandir d’un coup…
Passer du thème de la rentrée à un court métrage de jean Pierre Jeunet… Même pas peur ! Vous verrez, on y retrouve le j’aime / j’aime pas repris dans « Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain » et surtout quelques souvenirs d’écoliers…Régalez-vous et bonne rentrée !
Et vous, quels sont les souvenirs que vous avez de votre rentrée et de l'école ?
Foutaises - CM de Jean Pierre Jeunet - 1989
27 août 2008
Un pingouin, c'est un ange qu'on a laissé trop longtemps au frigo
Cette année pour la première fois depuis 10 ans je n’ai pas assisté au festival de théâtre de rue d’Aurillac qui a eu lieu la semaine dernière. J’aurais bien aimé vous faire un compte rendu…pour la entrée de Fille à Retordre, mais le code du travail en a voulu autrement !
Du coup hop ! Pour me replonger dans l’ambiance je vous présente un de mes plus gros coup de cœur dans cet univers culturel si particulier.
Dire que Turak est une compagnie de théâtre d’objets et de marionnettes incroyablement poétique serait vraiment réducteur.
Non, je crois que je préfèrerais commencer comme ça…
Un jour tout à fait ordinaire, j’ai reçu une invitation pour voyager dans un pays dont les coordonnées géographiques se situent à la perpendiculaire de notre monde. Mouai…pas simple à trouver…Heureusement, le point de rendez-vous, lui, est bien dans notre monde. Notre guide, un personnage aux grands yeux bleus, au sourire malicieux et à l’accent inconnu, nous y attends. Je ne le connais pas et pourtant je suis prête à le suivre où il veut, tant la discussion avec lui est douce et rigolote. Après une courte explication géographique, économique et politique, où il est question de Turakie (le pays en question), de pingouins et de proverbes farfelus « Chaque habitant de Turakie a au fond de lui un pingouin qui sommeille », ça y est je pénètre dans cet univers...
En fait, je n’ai pas très envie de vous dire ce qu’il y avait là bas, mais en tout cas j’en suis revenue le sourire aux lèvres, les yeux humides et profondément heureuse.
Si un jour vous avez la possibilité d’embarquer vers chez eux, n’hésitez pas une seconde, je crois me souvenir qu’il n’y a pas besoin de passeport.





Yann Tiersen
11 août 2008
Adieu Monsieur #2
Hier dans l’après midi Issac Hayes a disparu à l’âge de 65 ans.

Chanteur soul à la voix chaude et profonde si particulière, dont la carrière a atteint son apogée dans les années 60’s & 70’s avec un tube interplanétaire, « Shaft » écrit pour le film cultissime du même nom.
Isaac Hayes nous a fait cadeau d’une œuvre colossale truffée de pépites dont certains morceaux ont été samplé par des groupes contemporains. Les violons langoureux dans Glory Box-Portishead c’est lui, mais on le retrouve aussi dans Karmacoma-Massive Attack, et d'autres… Bref, Issac Hayes a saupoudré le monde musical de son génie.
Je ne me souviens pas avoir été autant émue par la disparition d’un artiste, j’étais au bord des larmes quand j’ai appris la nouvelle. Fait chier ...
05 août 2008
Un chouette coin de Paradis
Hier j’étais au paradis.
Le soleil qui vient s’éteindre dans le port de Sète, une assiette de tapas sur les genoux, une bière bien fraîche dans les mains, et, comme poser sur l’eau, une scène à l’avenir immédiat prometteur. Ca y est, j’y suis, après une difficile journée passée dans mon bureau non climatisé, je suis là à attendre Charles Walker, Candi Staton et Gwen Mc Crae.
Ca commence fort, très fort avec les Dynamites (et leur bassiste rigolo !) qui nous pondent directe deux morceaux très funk qui me poussent à adopter ma technique de la danse sur siège. Puis Charles Walker entre en scène, introduit comme il se doit à l’ancienne par un meneur de revu/danseur dont le nom m’échappe. Là c’est la folie dans l’assistance, moi je balance tout pour descendre dans la fosse… ça fait 2 minutes que le concert à commencé et je sens déjà mes orteils qui frétillent. Ca promet ! L’heure qui suit pour moi est à base de grand sourire, de remuage de popotin, de cris d’ado et de tentatives désespérées pour siffler avec mes doigts (technique que je maîtrisais mieux lorsque j’avais mon piercing). Grand moment lorsqu’il fait monter une magnifique jeune fille (métisse !) du public qui s’avère maîtriser le chant et qui se laisse emporter par la folie ambiante pour pousser la chansonnette avec Mr Walker, bluffé. Bluffante ! Je ne connaissais pas Charles Walker sur scène. J’ai adoré le personnage.
Après une courte pause, Candi Staton entre en scène avec deux choristes (mâle et femelle) absolument …. Grrr. J’aime beaucoup la période Soul de cette artiste, un eu moins son passage disco, alors j’ai eu peur quand elle est arrivée avec toutes ces paillettes. Mais au final, pour ce concert elle est allée piocher dans son vieux répertoire et elle a bien fait, je pense que c’est comme ça qu’elle a eu l’adhésion du public durant le concert. Sa prestation, n’était pas top, je n’ai pas trouvé que c’était une bête de scène…
Une qui était à l’aise par contre, c’est Gwen Mc Crae. Je vous en ai parlé hier comme d’une bombe sexuelle lors de son passage au JAM…mais c’est facile d’électriser une petite salle. Là, elle a fait un vrai tour de force. Dès l’arrivée elle repère une proie, un jeune homme au premier rang, et l’embrasse. Le ton de la fin de cette soirée est donné. Cette femme est belle, charismatique, incroyablement sensuelle et drôle. Un modèle ! J’aurais du mal à relater l’ensemble de son passage j’étais dans une autre dimension (au 7ème ciel peut-être). Je me souviens tout de même qu’à un moment je me suis retournée pour voir ce qu’il se passait dans l’amphithéâtre, et j’ai senti un parfum très particulier. Un peu comme celui que Grenouille, dans la scène finale du livre « Le parfum », répand dans l’assistance venue le voir se faire exécuter…tout le monde était incroyablement chaud.
Je crois qu’à Sète hier il y a eu un orgasme collectif vers 00h30 !
PS : Désolée pour les images, nous n’avions pas le droit aux appareilles photos durant le spectacle, je surveille de près la mise en ligne des photos officielles pour vous illustrer la soirée.
04 août 2008
Cosmic Groove
Ce soir je vais assister à un évènement inter-galactique au théâtre de la mer à Sète (ma seconde maison cet été !). Bruno, disquaire de la boutique Cosmic Groove nous a, une fois de plus, dans le cadre du festival Fiesta Sète, concocté une soirée dont lui seul a le secret !
J’ai vu Gwen Mc Crae au JAM il y a deux ans et j’ai pris une claque monumentale. Cette grande madame est une bombe sexuelle, elle a réussi à électriser toute la salle. Une vraie leçon de féminité et une orgie auditive comme j’en ai rarement vue. Ce concert fait partie de mon top 5 des concerts auxquels j’ai assisté. Gwen Mc Crae est une chanteuse hors paire et une vraie bête de sexe…euh je veux dire de scène !
Candi Staton est ma nouvelle chouchoute depuis l’an dernier. J’ai « rencontré » cette artiste lors d’un voyage sur Londres en pénétrant dans l’excellentissime boutique de Portobello Honest Jon’s pour n’en ressortir que 4 heures plus tard les bras chargés de belles perles.
Pour Charles Walker & the Dynamites, je ne connais pas bien, mais tout ce que Cosmic Groove programme je peux y aller les yeux fermés, c’est du bon, du lourd et du très pointu.
Je vais me faire une vraie petite soirée vintage !
02 août 2008
Usine à rêves
Une fois n’est pas coutume. J’ai envie de vous parler aujourd’hui d’une initiative humanitaire qui va au delà de la simple protection de l’environnement. Je suis loin d’être une activiste, mais le sujet ne me laisse pas insensible, et à mon niveau, au quotidien, j’essaye de faire le moins de mal possible.
La Forêt de Sayama, située près de Tokyo, se fait chaque jour un peu plus grignotée par le développement massif de la ville. Cette forêt vous la connaissez grâce à Hayao Miyazaki cofondateur et star des Studios Ghibli. et réalisateur de plusieurs longs métrages anime tel que « Le château dans le ciel », « Princesse Mononoké », « Le voyage de Chihiro » et « Mon voisin Totoro ». C’est de ce dernier film dont il s’agit puisque c’est dans la forêt de Sayama, aussi appelée la forêt de Totoro, que le réalisateur a puisé son inspiration. Pour protéger ce sanctuaire Hayao Miyazaki à crée une fondation en 1990. Il y a quelques mois sa cause à pris une autre dimension.
A l’initiative d’une poignée d’illustrateurs des studios Pixar, le Totoro Forest Project est né. Ils ont demandé à 200 artistes de tous bords et toutes nationalités de réaliser une œuvre en lien avec le film. Ces œuvres seront vendues aux enchères le 6 septembre prochain et les gains, reversés à la fondation.
Ce projet m’a particulièrement touché, non seulement parce que j’aime quand les gens se servent de leur notoriété pour se faire porte parole d’une cause juste mais surtout parce que tous ces artistes se sont réunis pour protéger une source de rêve et un lieu d’inspiration. On nous parle des conséquences de la destruction de l’environnement sur notre santé physique mais assez peu finalement sur notre équilibre mentale, notre envie de découverte, notre part de rêve et notre curiosité…
Petite sélection des projets dont je ferais bien l’acquisition !

Wakako Katayama
Véronique Joffre
Timothy Lamb
Sylvain Marc
Peter Chan
James Jean
Enrico Casarosa
Alexandra Boiger
15 juillet 2008
Oh et puis...
...une petite info qui m'a donné du baume au coeur aujourd'hui !
Mercredi 16 juillet à Montpellier :
21h-00h L'esplanade du Peyrou (Montpellier - face à l'arc de triomphe) BIRDY NAM NAM en live exceptionnel gratuit.
00-06h Rockstore (Montpellier) BIRDY NAM NAM Sound System.
10€ en pré-vente / 12 € sur place
Hé hé ça vallait le coup d'attendre !
Festival Radio France
Autre RDV incontournable sur Montpellier : Le festival Radio France... Une période où on se fait un concert tous les soirs juste pour la découverte, souvent se sont de très belles surprises...Jazz, Musique classique, solistes, musique du monde ... tout y est !
Et bien sûr sa programmation musique Electro Tohu-Bohu pas dégueu...Rendez-vous donc place Dionysos la semaine prochaine tous les jours après le travail dès 19h00.
LUNDI 21 JUILLET
James Taylor (LIVE – MONTPELLIER)
Rhythm & Sound aka Mark Ernestus featuring TIKIMAN (DJ SET - BERLIN)
MARDI 22 JUILLET
Guy Gerber (LIVE - TEL AVIV)
Jay Haze (LIVE - BERLIN)
MERCREDI 23 JUILLET
Autokratz (LIVE - LONDRES)
Brodinski (DJ SET - PARIS)
JEUDI 24 JUILLET
Clara Moto (LIVE - BARCELONE)
Claude Vonstroke (DJ SET - SAN FRANCISCO)
VENDREDI 25 JUILLET
Milton Jackson (LIVE - LONDRES)
Jimpster (DJ SET - LONDRES)
SAMEDI 26 JUILLET
Danger (LIVE - LYON)
Don Rimini (DJ SET - PARIS)
Et Pendant ce temps Là ...
**MERCREDI 23 JUILLET - De 22 à 01 h**
SOIRÉE CARCASSONNE avec LE FESTIVAL DE LA BASTIDE
CLAUDE VONSTROKE (DJ SET - SAN FRANCISCO)
MIKE MONDAY (DJ SET - LONDRES)
**SAMEDI 26 JUILLET- De 21h à 2h**
SOIRÉE PERPIGNAN avec le Festival "LES NUITS UNDERGROUND DU PALAIS"
Tarif unique 5 €
VITALIC (LIVE)
THE PENELOPES (LIVE)
ARNAUD REBOTINI (LIVE)
JOHN LORD FONDA (LIVE)
**DIMANCHE 27 JUILLET - De 21h à 01h**
MOUV'PARTY Plage le Carré Blanc (anciennement Plage du Souleil)
Villeneuve Les Maguelonne
ED BANGER CREW (qui devait être une surprise...super la surprise...)vs I WAS THERE (Dj's set - Paris)
05 juillet 2008
Worldwide Festival 08 #1
Debrief de ma soirée de jeudi.
Le Worldwide Festival est un des moments festif musical que j’attends avec impatiente chaque année. Sur trois jours le festival basé sur Sete ( ?!) réuni une brochette d’artistes, musiciens et DJ d’une qualité incroyable… C’est très simple, ce festival donne l’impression d’être dans une fête entre ami. Celui qui invite c’est le directeur artistique du festival : Gilles Peterson, j’en ai parlé plusieurs fois ici mais pour resituer vite fait, j’en remet une couche. GP est l’un des acteur les plus actif de la scène musique actuelle internationale ,DJ, animateur radio, producteur et découvreur de talents hors pair, c’est simple cet homme est une sorte de messie dans le monde de la musique. Voilà c’est dit.
Pour en venir à la soirée de jeudi où je n’étais pas supposée aller. Mon pote Vincent m’appelle tout émoustillé vers 12h00 pour me dire qu’il y a eu des désistement sur le festival, c’est Roots Manuva qui va nous faire l’honneur de passer faire l’intérim…la classe ! Il ne me faut pas plus de 3 minutes pour enfiler mes tongs et foncer à la FNAC acheter ma place !
Au final, rien ne me fera regretter cet acte de soutien culturel, pas même ma journée de zombie du vendredi…
Ca commence par un mix de Gilles Peterson sympathique, on se met dans l’ambiance…Doucement.

Puis on monte d’un cran avec l’intervention de Roots Manuva qui a le pouvoir de faire sauter la foule de haut en bas d’un bloc hop hop hop ! Son DJ ramait un peu et a pris une leçon de poussage de bouton de bass par Gillou (hi hi hi). Quoi qu’il en soit la puissance de la musique du monsieur a été décuplée sur cette intervention live ! Oh que c’est bon, oh que j’ai passé une bonne soirée !
Puis arrive une jeune fille que GP a découvert en Malaisie, et qu’il a décidé de nous présenter. Arabyrd, mon premier coup de cœur du festival. Belle énergie, très joueuse sur scène, très pussy power j’adore !! M.I.A n'a qu'a bien se tenir !
Enfin pour moi ça se terminera par un DJ set de Ben Westbeech une vraie tuerie ! Il enchaîne des morceaux de four seasons avec un gros son Drum N’ Bass comme ça …et tout se passe bien, même pas peur ! Là je deviens folle, je danse comme si j’étais dans ma chambre, je me mets à genoux pour honorer le grand moment musical que monsieur me fait vivre.

Ce soir, c’est Henrik Schwarz et Laurent Garnier sur le port de Sète…

